30 septembre 2026

Jean Chrétien sur l’Expérience Nationale et l’avenir du service national au Canada

Près de cinq décennies après la création de Katimavik, l’ancien premier ministre Jean Chrétien revient sur l’importance de son modèle de service national et explique pourquoi il croit que l’Expérience Nationale est essentielle pour une nouvelle génération.

Lorsque le président-directeur général de Katimavik, JF (John-Frederick) Cameron, s’est entretenu avec le très honorable Jean Chrétien, la conversation a débuté par une question toute simple : pourquoi M. Chrétien croyait-il en Katimavik à l’époque, et pourquoi croit-il toujours en sa pertinence aujourd’hui ?

Pour M. Chrétien, la réponse réside dans l’expérience elle-même. Katimavik a réuni des jeunes de différentes régions du Canada et de divers horizons pour leur permettre de vivre, de travailler, de s’engager et de découvrir leur pays. Ces jeunes se sont vu confier de véritables responsabilités au sein de collectivités partout au pays et sont repartis avec une vision plus large du monde, une plus grande confiance en soi et une compréhension plus profonde du Canada.

 

Un modèle qui a évolué avec le Canada

Chrétien est également revenu sur l’histoire de Katimavik. Après l’arrêt du financement fédéral de l’« Expérience Nationale » dans les années 1980, il a sollicité l’appui du secteur privé pour permettre à ce modèle de perdurer. Des années plus tard, alors qu’il était premier ministre, son gouvernement a rétabli le soutien fédéral.

Le format a évolué à maintes reprises depuis la création de Katimavik en 1977, mais le principe est resté le même : confier aux jeunes des responsabilités significatives et leur offrir des occasions de s’investir, et ils se montrent à la hauteur du défi.

Aujourd’hui, Katimavik poursuit ce travail par l’entremise de FuturParfait, tout en explorant ce à quoi pourrait ressembler une « Expérience Nationale » renouvelée dans le contexte canadien actuel.

 

« Un programme comme l’Expérience Nationale de Katimavik rassemble des jeunes provenant de toutes les régions du Canada, avec des parcours familiaux et éducatifs très différents. Les jeunes qui y participent en ressortent grandi·es. J’y crois. »
– Le très honorable Jean Chrétien

Traduction adaptée de l’anglais original

 

Perspectives concernant le service national

La conversation a également porté sur la manière dont le service national pourrait évoluer.

JF Cameron a rappelé la vision de Barney Danson, cofondateur de Katimavik, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et ancien ministre de la Défense nationale, qui estimait que les jeunes devaient avoir la possibilité d’explorer différentes formes de service, y compris le service militaire.

Katimavik examine actuellement, en collaboration avec les Forces armées canadiennes, comment certains aspects de cette vision pourraient être adaptés à une nouvelle génération.

L’objectif n’est pas de recréer le programme tel qu’il existait en 1977. Il s’agit plutôt de tirer parti de près de 50 ans d’expérience et de réfléchir à ce dont les jeunes Canadiens ont besoin aujourd’hui : des occasions de voyager, de s’engager, d’acquérir des compétences pratiques, de rencontrer des gens de partout au pays et de découvrir des façons significatives de contribuer à la société.

 

PRÈS DE 50 ANS PLUS TARD : QUELLE EST LA PROCHAINE ÉTAPE ?

Depuis 1977, Katimavik offre aux jeunes la possibilité d’assumer des responsabilités, de contribuer à la vie de leur communauté et de se rapprocher de leur pays.

Les programmes ont évolué au fil des générations. L’objectif, lui, est resté le même.

Les réflexions de M. Chrétien établissent un lien entre cet héritage et ce qui va suivre. L’occasion qui s’offre à nous aujourd’hui est de mettre près de cinq décennies d’expérience au service des jeunes Canadiens et Canadiennes qui héritent aujourd’hui de ce pays, tout en continuant à leur offrir des moyens concrets de contribuer, de s’épanouir et de servir.